La Compagnia di San Paolo pour les églises du centre historique

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Chiesa di

San Massimo Vescovo di Torino

Via G. Mazzini 29

Le « Borgo Nuovo » est, pendant les décennies du milieu du dix-neuvième siècle, le quartier naissant de la bourgeoisie turinoise, conçu comme une extension sud-orientale de la ville-capitale baroque, dans une zone déjà occupée par les fortifications urbaines (abandonnées à partir de l’époque napoléonienne). Le plan de 1834, de Carlo Alberto de Savoie prévoyait déjà dans cette zone un site destiné à l’église paroissiale ; l’augmentation de la population convainquit l’Administration de la commune de résoudre ce problème, en donnant gratuitement la zone en 1843.

En avril de la même année, une commission – nommée par le roi Carlo Alberto et présidée par l’archevêque Monseigneur Luigi Franzoni – décida de lancer un appel d’offre pour le projet d’église, en en fixant les conditions de participation : l’édifice devait être isolé par rapport aux maisons, en occupant la totalité du lot défini par des rues sur trois côtés.

Parmi les onze projets présentés, le choix tomba sur celui de l’architecte Carlo Sada (1809-1873), rédigé en collaboration avec Giuseppe Leoni ; les travaux démarrèrent en 1845.

L’église est dédiée à Massimo, premier évêque connu de Turin, attesté entre la fin du IVème et le début du Vème siècle. L’édifice respecte l’habitude du dix-neuvième siècle de donner aux nouvelles églises paroissiales le nom de saints exemplaires pour la prédication et l’activité pastorale. Le caractère central du thème est attesté par la mission confiée par le Conseil Communal à l’architecte Carlo Promis (1808-1873), acteur important de la vie culturelle et artistique turinoise, de choisir le nom à donner à la paroisse, aussi bien que les thèmes décoratifs à suggérer. Selon le projet iconographique de Sada de 1850, derrière l’autel, on trouve la représentation de San Massimo recitante nella Cattedrale al popolo di Torino, œuvre de Francesco Gonin (1853) qui remplit l’abside sur le plan scénographique.

L’église respecte les caractéristiques architecturales du classicisme européen. La façade principale est caractérisée par un proneos corinthien imposant sur des colonnes et des parastates, motif reproposé, aplati, sur tous les autres fronts, reliés entre eux par une corniche à la grecque continue. Un léger bossage recouvre la totalité de l’édifice.

L’église respecte les caractéristiques architecturales du classicisme européen. La façade principale est caractérisée par un proneos corinthien imposant sur des colonnes et des parastates, motif reproposé, aplati, sur tous les autres fronts, reliés entre eux par une corniche à la grecque continue. Un léger bossage recouvre la totalité de l’édifice.

La construction, qui fut achevée en 1853, apparaît comme un volume qui reprend la ligne de toitures des îlots voisins, presque un « palais » parmi les palais, néanmoins signalé par l’espace du parvis et par la coupole qui s’élève au-dessus.

L’intérieur, en forme de croix grecque allongée, possède une unique nef couverte par une voûte à berceaux et caissons.

La coupole, qui s’appuie sur un tambour à colonne aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, recouvre le transept et éclaire la croix centrale ; dans la coupole, Dio padre in gloria d’angeli de Paolo Emilio Morgari. L’intérieur prévoit un complexe programme iconographique, avec des thèmes aussi bien bibliques (les statues des prophètes, réalisées par les principaux sculpteurs turinois de l’époque de Charles Albert), qu’historiques (les pères de l’église sur une fresque de Gonin dans les pendentifs de la coupole, les saints Anselmo d’Aosta et Bernard de Menton dans les lunettes des chapelles latérales, sant’Epifanio et san Vittorio au-dessus du portail). Pour compléter cette configuration, sur le mur de gauche le retable représentant la Natività della Vergine de Legnanino (1707, ex-voto municipal après la victoire lors du siège de 1706) et, sur le fond, le baptistère réalisé par Cesare Reduzzi.

 

Textes rédigés par l’association Guarino Guarini